Face à cette situation qualifiée d’« urgence », les autorités locales, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) et plusieurs partenaires humanitaires tentent de répondre à des besoins croissants et complexes.
Les évaluations multisectorielles menées sur le terrain révèlent des priorités alarmantes. Dans le domaine de l’éducation, plus de 200 ménages réfugiés occupent encore des salles de classe, compromettant la rentrée scolaire prévue le 1er octobre. « Il est impératif de libérer ces espaces pour permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école », souligne un responsable local.
Par ailleurs, la question des abris reste centrale. Des milliers de familles vivent dans des conditions de surpopulation extrême, entassées dans des écoles, des maisons de fortune ou hébergées par des familles locales déjà éprouvées. Le HCR a lancé, le 19 septembre, la construction de 200 logements transitoires à cinq kilomètres au nord de Koro, visant à reloger les ménages installés dans les classes.