Loin des laboratoires aseptisés occidentaux, cette innovation est née d’une plante bien connue des foyers ivoiriens : le manioc, ou plus précisément ses feuilles, longtemps cantonnées à l’usage culinaire. Aujourd’hui, elles pourraient bien devenir l’allié santé de milliers de femmes, en Côte d’Ivoire et au-delà.
Dans l’assistance, de nombreux enseignants-chercheurs, étudiants et représentants institutionnels ont salué la qualité du travail, mais aussi le modèle que représente cette initiative pour les jeunes chercheuses ivoiriennes. Le complément alimentaire formulé à partir des feuilles de manioc a démontré des effets positifs sur les troubles liés à la ménopause. Mais ce n’est pas tout. Le projet a aussi permis : La production de données scientifiques inédites sur les propriétés phyto-estrogéniques du manioc ; La promotion académique de plusieurs jeunes chercheurs ; Le lancement d’un processus de brevetage, gage de valorisation économique future.
L’équipe espère désormais obtenir des financements supplémentaires pour lancer des études cliniques à plus grande échelle, et ainsi inscrire ce produit dans une logique de commercialisation raisonnée, accessible à toutes.
Ce projet illustre une tendance de fond : le retour à une médecine intégrative, à la croisée des savoirs traditionnels et de la rigueur scientifique. Une médecine plus humaine, moins dépendante de l’importation de solutions extérieures, et surtout, plus adaptée aux réalités locales.